Pour son vingtième anniversaire, la célèbre comédie musicale revient au Palais des Congrès, là où tout a commencé, pour douze représentations.

Succès critique et public, la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris signée Luc Plamondon et Richard Cocciante, qui a remis en selle ce genre artistique en France, fête son vingtième anniversaire en revenant au Palais des Congrès de Paris pour douze représentations jusqu’au 6 janvier.

Vingt ans et 4.300 représentations plus tard

Les aventures chantées et dansées de Quasimodo et Esmeralda ont été créées sur cette même scène en 1998. Depuis, près de 11 millions de spectateurs ont applaudi ce spectacle lors de 4.300 représentations en France et à l’étranger, selon la production. Plusieurs troupes l’ont joué en huit langues dont le chinois, dans vingt pays, de Barcelone à Moscou, en passant par Las Vegas, Londres, Amsterdam, Pékin et Montréal.

Daniel Lavoie toujours là

Pour ce retour parisien, Daniel Lavoie reprend le rôle de Quasimodo qu’il n’a cessé d’interpréter depuis 1998. Ancienne doublure de Patrick Fiori, Richard Charest, qui faisait aussi partie de la première troupe, est désormais titulaire du rôle de Gringoire. Esmeralda est interprétée par la chanteuse libanaise Hiba Tawaji. Le rôle a été créé par Hélène Ségara.

Luc Plamondon, le maître des comédies musicales

Luc Plamondon, parolier québécois à succès (Diane Dufresne, Julien Clerc, Céline Dion…), a connu la gloire avec Starmania, comédie musicale dont Michel Berger était le compositeur, créée en 1978 également au Palais des Congrès. Le parolier a été aussi l’artisan de deux autres spectacles musicaux moins heureux au box office : La légende de Jimmy, avec Michel Berger encore, puis Les romantiques avec Catherine Lara.

« Les personnages de Victor Hugo pourraient avoir été inventés aujourd’hui »

En adoptant avec le chanteur franco-italien Richard Cocciante le célèbre livre de Victor Hugo, Plamondon a retrouvé la veine heureuse qui fit la gloire de Starmania. Le disque du spectacle a été commercialisé début 1998, neuf mois avant le spectacle, une pratique peu courante à l’époque et qui est devenue une recette du succès des comédies musicales dont Notre-Dame de Paris est devenue la référence française. « J’ai pris une histoire connue, pour ne pas avoir besoin de l’expliquer « , a confié à l’AFP Luc Plamondon en ajoutant que « les personnages de Victor Hugo pourraient avoir été inventés aujourd’hui ».

Directement inspirée du roman de Victor Hugo publié en 1832, Notre-Dame-de-Parisraconte l’histoire de la bohémienne Esméralda, du « monstre » Quasimodo et du prêtre Frollo emportés par leur passion funeste avec pour toile de fond la célèbre cathédrale, en plein Moyen-Âge.